L'Univers Musical et Sonore

Publié le par Herlez Grégory

Aujourd'hui, plus rien ne doit être laissé au hasard. Tout doit être parfaitement maîtrisé afin de tirer le maximum de profit. Dans l'univers de la vente, c'est aussi le cas. PLV, éclairage, matériaux, têtes de gondole... tout est contrôlé. Pourtant, dans la moitié des surfaces commerciales, il existe encore une grande oubliée: la musique, ou plus professionnellement, l'univers musical et sonore (UMS). En effet, selon CB News (n°846 du 12 sep 2005), encore une bonne moitié des espaces commerciaux utilise banalement une radio quelconque.

Selon Michel Boumendil, fondateur de Sixème Son, agence reconnue dans le design sonore, l'impact se mesure surtout en terme de fidélisation. Une étude faite au Canada démontre que la variation de la musique ou de l'odeur inflence seulement de 1 à 2% les ventes mais de 7 à 10% la qualité perçue de l'environnement.

Sixième Son apporte un véritable plus en créant un UMS adapté à l'enseigne. Ainsi, à la bande-son, composée à 80% de titres existants et 20% de la création pure, sont incorporés une signature sonore, avec des intonations correspondant à l'esprit de la boutique (pour 1,2,3 par exemple), ou de petites histoires racontées par des voix d'enfants (pour Petit Bateau).

Le son participe donc au confort d'achat mais permet surtout de développer un capital sympathie pour l'enseigne. Eric Michel, directeur de réseau de PicWic, note même un "fort impact sur le personnel", qui serait beaucoup plus dynamique.

Les tarifs sont relativement attactifs et au regard de l'impact sur la clientèle et le personnel, pourquoi ne pas adapter un tel design sonore? Peut-être pour imiter Sephora qui, en demandant à Béatrice Ardisson de créer son UMS, a adopté non seulement une bande-son tendance, mais a surtout bénéficié de retombées médiatiques...

Publié dans Communication

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adam kesher 19/09/2005 14:37

On peut aussi penser à l'odeur très particulière de chez Colette à Paris... Le risque avec l'odeur ou la musique étant que le client ne l'aime pas. Ceci dit il y a toujours un risque que le client n'aime pas le magasin tout court... Donc si les études montrent que ça marche on aurait tort de se priver. Mais moi en tant que consommateur je n'aime pas trop les contenus spécifiques, genre Radio Monop. Quelle prise de tête !

Florian 18/09/2005 14:46

Marketing des sens = marketing sensoriel, dsl pour l'erreur

Florian 18/09/2005 14:46

Pour compléter ton post très intéressant sur le marketing des sens et le commentaire de Cécile, j'avais vu (et aussi senti) plusieurs publicités olfactives ... à l'entrée de Carrefour Canet (66). C'était pas mal bien ficellés et une première pour ma part. C'était Omo nouvelle odeur ou un truc dans le genre.

Cécile 17/09/2005 11:24

Dans le même esprit, il existe aussi les ambiances et logos olfactifs. Le plus "visible": les odeurs de brioches diffusées dans certaines chaînes de boulangerie.