TGV, la Nike du service?

Publié le par Grégory Herlez

   L'un des inconvénients du service quand il s'agit de le promouvoir est qu'il est intangible. Alors qu'un produit peut se tester, se faire examiner... le service n'est apprécié qu'à partir du moment où il est consommé. Quand il s'agit d'en faire la promotion, l'une des techniques consiste à donner forme au service à travers un support qui le légitime.

 

 
    Ainsi, dans la publicité pour Air France "Faire du ciel le plus bel endroit de la Terre", on ne cherche pas à vendre un appareil de vol mais bien un service. Ce service n'est pas n'importe lequel puisqu'il s'agit des vols d'Air France; on ne promet pas seulement de vous transporter d'un endroit à un autre, mais aussi de le faire dans les meilleures conditions.
 
 
 
 
 
   Pour la SNCF, le service est cristalisé de manière générale dans le train. La prouesse pour une organisation de services consiste à évincer le support pour donner encore plus d'importance au service. C'est en cela que s'apprécie la publicité pour le TGV.
 
 
 
   Peut-on alors comparer TGV à Nike? Comme la marque à la virgule, qui a su évincer de ses publicités ses produits, voire le nom de sa marque, au profit de ses valeurs et de son logo, TGV supprime le support de son service (le TGV) au profit d'une promesse de qualité de service ("Prenez le temps...") et de rapidité ("...d'aller vite").

Publié dans Communication

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